Lorsqu’on pense vétérinaire, on imagine le plus souvent une clinique où l’on amène ses animaux pour une consultation. C’est, en effet, la grande majorité des cas. Mais l’exercice à domicile existe aussi pour les vétérinaires. Intervenir à domicile, c’est offrir à l’animal un cadre de soin familier, plus apaisant.
C’est permettre à des personnes avec une « famille nombreuse » d’éviter le stress du transport (pour les propriétaires, comme pour les animaux).
C’est rendre l’accès au soin plus pratique et plus facile, notamment pour les personnes ne pouvant pas se déplacer facilement (personnes âgées ou en situation de handicap…).
C’est permettre un suivi des animaux atteint de maladie chronique de façon plus attentive et plus simple. C’est aussi aller à le rencontre des gens et tisser des liens, dans des zones parfois désertées d’un point de vue médical. Enfin, ayant au cœur de ma pratique le comportement animal et l’accompagnement des propriétaires, cette discipline prend tout son sens lorsqu’on découvre l’environnement quotidien du chiens et des chats, et qu’on peut l’y observer, plutôt que dans un cadre inhabituel et stressant.
Évidemment, ce choix impose certaines contraintes. Par exemple, je n’effectue pas de chirurgie ou d’imagerie médicale (radio, échographie) au domicile des animaux mais je réoriente vers le ou les vétérinaires les plus adapté-es à la situation. Être vétérinaire à domicile, c’est être complémentaire des confrères et consœurs qui exercent en clinique.